23 de março de 2008

Pourquoi l'homme a-t-il des droits ?

par Tibor R. MACHAN Professeur de Philosophie à Auburn University (Alabama) La Déclaration d'Indépendance américaine contient une phrase célèbre : "Nous tenons pour évidentes ces vérités, que tous les hommes naissent égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains Droits inaliénables, dont la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur." J'aimerais dans ce qui suit réfléchir sur cette remarque. Je discuterai des raisons qui m'incitent à penser que l'homme a bel et bien des droits, contrairement à ce que disent bon nombre d'intellectuels de nos jours. Pour commencer, notons que le constat de la Déclaration d'Indépendance ne dit pas que ces vérités sont évidentes, seulement que nous les tenons pour évidentes. Tout contexte particulier comporte un certain nombre de faits, de suppositions ou de propositions que l'on accepte comme évidents. Lorsque nous jouons au football, au tennis ou au basket, nous allons tenir pour évidente l'existence des lois de la gravitation ; il n'est aucun besoin de la prouver. De même, nous pouvons supposer que les Pères fondateurs de la République américaine tenaient pour évidente l'existence des droits dont ils parlaient, et ensuite ont décidé d'en faire le fondement de leur jeune société. Ceci dit, qu'ils aient tenu pour évidents ces droits ne signifie pas que nous en faisons autant, ni qu'il le faudrait. L'origine des droits individuels En effet, en philosophie politique la proposition selon laquelle l'homme a des droits (notamment à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur) ne saurait être tenue pour une évidence. L'idée est plutôt le produit d'une réflexion sur l'éthique, la politique, la nature, Dieu, la vie humaine, etc... Je commencerai par une discussion des origines historiques du postulat que l'homme a des droits individuels et naturels. Il est clair que le concept de droits naturels n'est devenu dominant qu'à un moment assez tardif de l'histoire intellectuelle de l'Occident, aux alentours du 16ème et du 17ème siècles (même s'il y en a eu des formes rudimentaires aussi avant cette date). Dans un passage de la Politique, Aristote parle d'un sophiste nommé Lycéphron, qui énonce que l'unique fonction de la loi est "la garantie mutuelle des droits". Il est clair que Lycéphron fut aussi proche que possible de la position libérale classique, ou libertarienne, compte tenu des développements conceptuels visibles en politique à l'époque. Il assignait un contenu minimal à la loi. Aristote s'y opposa en disant que la loi devait encourager la vertu et non uniquement garantir les droits de chacun. Mais l'existence même de cette controverse démontre avec suffisamment de clarté que le concept de droits en tant que limitation de l'agir des gens - et en particulier des Etats - sur les autres, était présent dès Aristote, contrairement à ce que certains auteurs avancent (par exemple Alasdair MacIntyre).(1) Une bonne partie de la jurisprudence du Droit romain contenait des concepts qui aujourd'hui pourraient parfaitement s'analyser en termes de droits individuels et fondamentaux. Mais il ne s'agit pas ici de la nature des droits juridiques ou positifs, mais du contenu des théories politiques. Il faut avancer encore quelques siècles jusqu'à Guillaume d'Occam pour trouver une analyse du droit qui soit à peu près semblable à la pensée libérale contemporaine. Dans notre vocabulaire politique, un droit désigne normalement un "espace" de juridiction exclusive. Cela peut être le droit de décider à qui je vends les poèmes que j'ai écrits, le droit d'utiliser une salle de conférence, le droit d'user de sa propriété, de son corps ou d'une partie de son corps. Avoir le droit = être souverain "Avoir le droit" signifie alors être autorisé à exclure d'autres personnes et à prendre soi-même la décision de faire telle ou telle chose. Si j'ai le droit d'utiliser un magnétophone ou une paire de lunettes, je peux les détruire, les utiliser, les donner etc..., et personne n'est autorisé à m'en empêcher. En d'autres termes, je suis l'autorité en la matière, je suis le souverain. C'est là le sens profond du mot "droit", même dans les philosophies politiques qui ne sont fondées ni sur l'individualisme, ni sur la théorie des droits naturels. Lorsque les gens parlent des droits d'un groupe, cela signifie que personne ne peut priver un groupe de son droit de faire ceci ou de posséder cela, etc... On ne saurait simplifier ni universaliser davantage la notion de droits. Les droits impliquent une certaine délimitation de la juridiction dans laquelle un individu est libre de ses décisions ; personne ne peut l'en empêcher, que ses décisions soient bonnes ou mauvaises. Certes, le concept de droits naturels est plus compliqué et s'insère dans une théorie plus large. Celle-ci répond à la question "D'où viennent les droits, comment les justifier, comment prouver leur existence ?" Lorsque nous parlons de droits naturels de l'homme, la qualification "naturels" est méta-éthique, c'est-à-dire qu'elle passe devant le contenu réel des droits. Elle se réfère à la justification ou à la source de justification de ces droits. Les droits peuvent être conventionnels, spéciaux, juridiques, institutionnels et théoriquement de n'importe quelle origine. Chaque fois qu'on assortit un droit d'un tel adjectif, celui-ci sert à indiquer la source ou le type de justification qui est à l'origine de nos droits. Nous évoquerons dans ce qui suit quelques penseurs qui ont donné des justifications différentes aux droits naturels. Hobbes : le droit de rester en mouvement perpétuel Guillaume d'Occam a caractérisé les droits naturels comme le pouvoir de la "droite raison" (Right Reason). Ce fut probablement la première indication connue de ce qu'avoir un droit signifie avoir le pouvoir ou l'autorité de faire telle chose, sans que les autres puissent interférer avec cette action. Au 16ème siècle, avec Thomas Hobbes, il y eut un léger détournement de ce sens. Hobbes développa une théorie dans laquelle avoir des droits signifiait : avoir le droit de faire X est pour cette chose ce qu'on pourrait raisonnablement anticiper qu'elle fasse. D'après cette conception matérialiste et existentielle, les animaux pourraient aussi avoir des droits, même si Hobbes n'en a pas parlé comme on en discute parfois aujourd'hui. Les hommes avaient des droits dans l'état de nature ; pour Hobbes cela ne voulait pas dire qu'ils avaient une grande liberté de choix, mais plutôt un pouvoir régulier et attendu qui était anticipable par rapport à leur comportement. Puisque la motivation profonde de l'homme est la préservation de soi, on peut s'attendre à ce que les gens agissent essentiellement en fonction de cet objectif ; leur droit de le faire n'est que la contrepartie de leur nature. La pensée de Hobbes a d'autres particularités et elle reste peut-être parmi les moins connues. Puisque c'était un matérialiste et un déterministe très convaincu, certains l'ont appelé le premier philosophe scientiste. Il fut le premier philosophe important à emprunter des propositions aux sciences naturelles naissantes et à les extrapoler pour forger une philosophie intégrale de la nature. Il étendit le regard scientifique au domaine de la morale et de la réflexion politique. Hobbes regarda la nature, y vit l'existence de certaines lois et les appliqua à la vie et à l'organisation politique humaines. D'après Hobbes, les hommes se comportent exactement comme le reste de la nature ; en définitive, les lois du comportement humain ne sont en rien différentes des lois physiques ou biologiques. La vie humaine n'est qu'une forme plus compliquée de comportement, qu'il s'agisse du comportement des molécules, des atomes, des planètes, etc... Lorsque les hommes se trouvent dans l'état de nature - à l'extérieur de la société civile qui, elle, est gouvernée par la loi positive - ils ne bougent que pour se maintenir en mouvement ; c'est l'instinct de survie. Pour Hobbes, le sens de la survie se limitait au maintien de ce mouvement perpétuel. Ainsi, dans l'histoire de la philosophie il se range du côté des grands réduction-nistes : il pensait qu'il était possible de réduire tout phénomène complexe, même la pensée et la perception, au fonctionnement des lois de la physique mécaniste qui apparaissait à cette époque. Cette approche a connu une grande influence et marque encore aujourd'hui un grand nombre d'écoles dans le domaine des sciences sociales, même si l'on commence à la mettre en cause. Au début de ce siècle, la psychologie behaviouriste par exemple était presque entièrement fondée sur les thèses de Hobbes. Son objectif était de réduire la compréhension du comportement des organismes - y compris les êtres humains - au simple fonctionnement de la matière. De même, on a longtemps espéré pouvoir réduire les principes des sciences économiques à ceux de la physique. Puisque Hobbes était un partisan de cette approche physique et scientiste, le fait qu'il ait aussi élaboré une théorie des droits individuels peut surprendre. En effet, à la différence des théories ultérieures du droit naturel, la conception de Hobbes impliquait la possibilité de se conduire comme on le ferait normalement, et non le droit moral d'agir librement. La société civile : l'abandon des droits individuels D'après Hobbes, lorsque les hommes sont entrés dans la société civile, ils ont découvert la nécessité de concevoir un système juridique. Dans l'état de nature, l'exercice constant des droits individuels augmente le nombre de conflits jusqu'au point où la liberté de chacun - c'est-à-dire le comportement attendu des hommes dans un environnement sans contraintes sociales - devient autodestructrice. Des lois (ou des conventions) devaient apparaître afin de coordonner les comportements, tout comme il y a des règles de conduite pour la circulation des voitures. Ainsi, en choisissant la société civile, l'homme abandonne ses droits au souverain (ou au gouvernement civil) afin de mieux préserver ses intérêts et progresser dans la vie. L'ensemble des droits dont jouissaient les hommes dans l'état de nature seraient donc perdus avec l'entrée dans la société civile, et les hommes soumis au gouvernement civil. La seule exception à cette règle était le droit de protéger sa vie contre le pouvoir de l'Etat, si celui-ci la menaçait. Autrement dit, le droit à la vie ("le droit au mouvement perpétuel") précédait toute autorité déléguée. Hobbes fait entendre que la fonction de l'Etat est de protéger les droits des individus. Il ne l'a pas fait aussi clairement que John Locke ou les autres tenants du libéralisme classique ; mais l'idée est bien que l'Etat n'a pas pour but de mener les individus (même s'il est très puissant) mais de les aider à vivre et à s'épanouir. Puisqu'il ne pouvait pas avoir lu les travaux de James Buchanan sur les Choix Publics, Hobbes croyait qu'en déléguant tous ses droits personnels à l'Etat, celui-ci les protégerait d'une manière très efficace. Plus tard, ce point de vue individualiste a progressivement contribué à diminuer l'étendue du pouvoir d'Etat, dès lors qu'il apparaissait - par exemple grâce à Adam Smith - qu'accorder d'importants pouvoirs à l'Etat était préjudiciable pour le bien-être des individus. Locke : les hommes sont libres, indépendants et égaux Le personnage majeur suivant dans l'évolution de la pensée du droit naturel est John Locke. Locke occupe une place particulière dans la philosophie politique dans la mesure où sur des points importants son approche philosophique est très similaire à celle de Hobbes (notamment en épistémologie, dans ses réflexions sur la nature humaine, ses explications de la perception et du lien entre le monde des idées et le monde concret). Locke était, lui aussi, sous l'influence du physicalisme et du matérialisme. Il croyait par exemple que la perception se produit lorsque les sens sont bombardés par les impressions du monde physique. Les idées ne sont ensuite que des copies de ces bombardements, une fois que l'individu en a absorbé assez. Il était empiriste et dans une certaine mesure déterministe dans ses travaux empiriques, ainsi que subjectiviste en éthique. Il pensait que par définition, ce qui donnait un plaisir à l'individu était bon et ce qui infligait la douleur et la souffrance était mauvais. Et, comme Hobbes, il était partisan de l'hédonisme en psychologie, estimant que les gens font automatiquement ce qui leur fait plaisir et évitent les actions qui mènent au contraire. En philosophie politique, il a fait un grand saut. Pour tout dire, les savants ne sont pas d'accord sur ce point : certains pensent en effet que la distance entre sa philosophie générale et sa pensée politique n'est pas tellement grande. Quoi qu'il en soit, Locke soutenait que les individus sont nés libres, indépendants et égaux dans le sens où, au début - avant de pouvoir consentir - ils ne sont les serviteurs ni les maîtres de personne. Lorsqu'ils entrent dans la société humaine, ce qui signifie le plus souvent l'arrivée à l'âge adulte, tout le monde est également indépendant, chaque individu est souverain. Voilà le point de départ de la philosophie politique de Locke. L'individu devient membre de la société humaine à l'âge mûr, à égalité avec les autres sans pouvoir ni autorité sur la vie d'autrui. Cette égalité était déjà présente dans la pensée de Hobbes dans une certaine mesure. Le réductionnisme de Hobbes implique cependant que tout dans le monde est égal ; si l'on applique cette idée pleinement, les hommes et les cailloux valent autant. Hobbes rejoint ainsi certains psychologues qui ne distinguent les hommes des rats que par le degré de complexité de l'organisme (mais non par leur essence). Locke, en revanche, a choisi un point de départ différent pour justifier l'égalité des hommes. A l'origine, tous les hommes sont moralement neutres. Cette notion est déjà présente dans l'épistémologie de Locke : selon la doctrine de la table rase, l'esprit humain à la naissance est vide, sans inclination vers le mal ni vers le bien. L'homme n'est ni supérieur, ni inférieur aux autres. Lorsqu'on recherche ensuite le type de société politique qui correspond à cette théorie de la nature humaine, on peut tout de suite exclure la notion d'esclavage ou du droit divin, où certains hommes ont un droit naturel de commander aux autres. Locke avance au contraire que nous naissons tous égaux au sens moral (ce qui ne veut pas dire que nous sommes tous également grands, beaux et minces). Nous avons tous le même point de départ en tant qu'êtres moraux. (On peut discuter de ce que cette égalité morale défend d'imposer toute autre forme d'égalité.) Voilà la première étape de l'analyse lockienne des droits naturels. En vertu de la nature humaine - qui consiste en cette égalité fondamentale, la liberté négative par rapport à la domination d'autrui - nous pouvons considérer que l'homme possède un certain nombre de droits fondamentaux. En d'autres termes, c'est la nature humaine qui justifie que les hommes doivent être traités d'une certaine façon, faute de quoi ils ont le droit légitime de se défendre contre ceux qui violent leurs droits. D'où l'appellation de droits naturels. La vie, la liberté et la propriété Quels sont alors ces droits naturels qui appartiennent à chaque homme dans sa qualité d'être humain ? Le premier droit naturel pose l'homme en gouverneur absolu de sa propre vie ; ce droit ne peut être repris par autrui que par le libre consentement de l'individu. L'homme a donc une propriété naturelle sur sa propre personne et sur ses possessions. Chaque homme est le seul maître souverain de sa vie. Cette idée figure entre autres dans la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique : tous les hommes naissent égaux et ont droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Locke soutenait que chacun est légitimement propriétaire de sa vie, ainsi que des fruits de son travail, produits soit par son labeur, soit par l'échange : c'est la propriété individuelle. Arrivée à la notion de propriété, la théorie lockienne devient plus complexe. D'après ses écrits politiques, au commencement de tout, Dieu a donné aux hommes un usufruit commun sur toutes les choses de ce monde. Les individus peuvent prélever sur ce fonds commun en y mêlant leur travail pour en faire ainsi leur propriété privée. C'est la fameuse théorie de la propriété fondée sur la valeur travail. C'est donc en mêlant mon travail avec les ressources de la nature que je deviens propriétaire : les droits naturels concernent non seulement ma propriété sur ma personne mais aussi sur mes biens et sur les valeurs que j'utilise et fais miennes. Les limites de l'appropriation Toutefois, ces droits d'appropriation privée ne sont pas illimités. Le célèbre "proviso" de Locke explique que la même raison qui dicte aux hommes d'accepter et de respecter la propriété privée leur dicte également certaines limites : le droit du premier occupant du sol ne vaut que dans la mesure où il n'empêche pas les autres de s'approprier ce dont ils ont besoin pour subsister. Nombreux sont ceux qui ont interprété cette réserve comme une limitation majeure de l'approbation absolue que Locke donne par ailleurs à la propriété privée. Mais si Locke explicite son proviso, il n'y a aucun consensus sur le sens pratique de son contenu. Locke a-t-il voulu limiter la propriété par des règles d'exception ? Si oui, pourquoi ? Ou bien faut-il donner un autre sens à cette condition ? Bien sûr, il est possible que Locke ait eu tort de l'énoncer. C'est pourquoi il peut être utile d'explorer brièvement certains aspects de la propriété privée, en particulier l'apparition rare de monopoles absolus sur les biens et services que contient la nature et dont ont besoin les hommes. Les libéraux classiques soutiennent en général que lorsqu'un bien fait l'objet d'une appropriation privée, cela permet d'accroître et même d'améliorer le stock de ressources qui reste à la disposition des autres. Autrement dit, l'institution de la propriété privée tend à conduire les propriétaires à agir de manière à augmenter la valeur de leurs biens. L'échange commercial qui s'ensuit diffuse cette valeur à un grand nombre d'autres personnes. Ainsi, la protection juridique de la propriété privée satisfait pleinement à la condition de Locke : "ce qui reste suffit aux autres, en qualité et en quantité".(2) Ceci semble être une inférence valable, étant donné certaines suppositions sur la nature humaine qui sont au moins aussi anciennes que le commentaire d'Aristote sur les mérites des droits de propriété privés : "Ce qui est à tous n'appartient pas à chacun. Dans ce terme 'tous' il y a une grave équivoque, ce qui entraîne la confusion et non l'accord entre les esprits. En outre, on prend fort peu de soin de ce qui appartient en commun, alors que l'on se soucie au plus haut point de ce qui appartient en propre. De même, l'on se soucie moins d'une chose si l'on pense qu'un autre s'en occupe, comme cela se produit lorsque la main d'oeuvre est nombreuse et peu responsable, alors qu'un personnel réduit mais responsable fera beaucoup mieux." (La Politique, Livre 2) Le mouvement contemporain vers plus de privatisation est souvent justifié de la même manière : la propriété privée tend à être traitée d'une façon plus responsable, plus productive et plus attentive que la propriété commune. D'une manière générale, la prospérité augmente avec l'institution de la propriété privée. Ainsi, il est vrai que l'on invoque parfois la condition (le "proviso") de Locke pour saper le caractère universel et absolu de la propriété privée ; mais cette condition peut aussi être interprétée comme un support de la diffusion de la propriété privée, destiné à étendre son application à tous les domaines de la société et de la traiter comme un droit absolu qui ne doit jamais faire l'objet de compromis. Pourtant, il est des situations exceptionnelles où il est possible d'arguer que Locke aurait aimé suspendre temporairement les droits de propriété. Par exemple, voler de la nourriture pour survivre lorsqu'on se trouve en détresse peut être un acte au moins moralement pardonnable, même s'il ne doit pas être appuyé par la loi.(3) La société civile : gardien des droits naturels Locke pensait que l'unique raison d'être de la société civile et de l'Etat était la sauvegarde des droits naturels. Ces derniers existent bel et bien dès l'état de nature ; les hommes doivent pouvoir bénéficier d'une sphère de souveraineté individuelle avant même d'entrer dans la société civile. Les hommes ont certains droits en vertu de leur nature et de leur interaction, quoi qu'en disent la loi et les autres membres de la société. Or, Locke estimait en même temps que nous ne sommes pas assez forts pour résister face à ceux qui refusent de reconnaître notre souveraineté individuelle ; il existe en effet des personnes qui voudraient nous asservir - des criminels. Certains individus sont incapables de résister à l'invasion, à l'intervention et à l'incursion des personnes qui s'efforcent de nous commander. En conséquence, il serait utile de trouver un moyen de se protéger contre de telles violations de nos droits. Mais dire qu'il faudrait délimiter les sphères d'action des individus ne signifie pas forcément que ceci sera fait. Cela dépendra de notre pouvoir, notre force et de notre volonté d'y parvenir. (Ici, Locke fait du libre-arbitre un postulat qui ne trouve pas de soutien dans son système philosophique plus large !) Une manière d'y parvenir consiste à employer des agents spécialisés dans le travail de protéger nos droits, c'est-à-dire créer un Etat. Il va sans dire que ces agents seront eux-mêmes tenus par ces droits. Par analogie, si j'embauche un garde du corps, il ne pourra travailler pour moi que si 1) il a effectivement été engagé par moi, 2) si notre lien contractuel est fondé sur le respect mutuel de nos droits, et 3) si ses actes en mon nom ne vont pas au-delà de ceux qui me sont autorisés pour protéger mes droits. Ainsi, lorsque Locke pose que le but du gouvernement civil est la protection des droits naturels, il souligne que l'Etat doit voir le jour par le consentement des gouvernés, par le rapport volontaire entre les citoyens et les gouverneurs. Une fois de plus, il nous est précisé que l'Etat doit être le serviteur des individus dont les droits doivent être protégés et respectés non seulement par tous les membres de la société civile, mais aussi par ceux qui sont employés pour les protéger. Le problème posé par la théorie lockienne des droits naturels est que l'hypothèse initiale - le principe d'égalité et de liberté absolues de tous dans l'état de nature - n'a pas été vérifiée. C'est un postulat. Locke a affirmé que les hommes étaient égaux, indépendants et libres : à partir de là, il a pu démontrer l'existence de certains droits, y compris la vie, la liberté et la propriété. Il s'ensuivit que la fonction de l'Etat était de protéger ces droits. Mais il aurait fallu prouver l'exactitude de la prémisse de départ, puisqu'un grand nombre de personnes ne pensaient pas que les hommes étaient égaux, indépendants et libres. Résultat : les droits naturels se sont retrouvés sans fondement. Même les Pères fondateurs américains dans la Déclaration d'Indépendance ont esquivé le problème en affirmant qu'il faut tenir pour évidentes ces vérités que sont les droits naturels. Cela ne doit pas surprendre, puisque cette déclaration était essentiellement un document politique et non un traité philosophique. Enfin, on pourrait y voir la suggestion que même si nous croyons en l'existence de ces droits, nous ne disposons pas d'arguments suffisants pour la prouver. Il en résulte qu'une bonne partie de la philosophie ultérieure, bien que lockienne en épistémologie et en d'autres domaines, n'a pas suivi la philosophie politique de Locke. C'est ainsi qu'au lieu de renforcer la doctrine du droit naturel, l'empirisme britannique l'a affaiblie. En conséquence, si l'on accepte vraiment les fondements philosophiques de l'empirisme, il n'est plus possible de défendre le droit naturel tel quel. Le détournement de la théorie lockienne Permettez-moi de faire une petite digression philosophique. La perspective purement empiriste (qui soutient que toute connaissance provient de nos impressions sensorielles du monde extérieur) se heurte à quelques problèmes. D'abord, cela signifierait que tout ce que je sais se trouve dans mon esprit, mais ne vient pas du "dehors" ; ce que je sais se compose de perceptions empreintes sur ma conscience, mais je ne sais pas d'où viennent ces impressions. Lorsque je regarde un objet, je sais que mon cerveau reçoit une multitude de perceptions sensorielles ; mais est-ce que je peux sortir de mon intellect pour vérifier que mes impressions sont réellement des impressions de quelque chose qui m'est extérieur ? Il s'ensuit que l'idée même d'une nature indépendante ayant ses propres lois, caractéristiques et principes de fonctionnement, devient floue. L'incertitude s'installe quant à la nature des choses qui nous entourent. Jeremy Bentham et John Stuart Mill, empiristes et penseurs libéraux à bien des égards, n'étaient pas des partisans enthousiastes de la doctrine du droit naturel. Quant à Karl Marx, il voyait dans la notion du droit naturel un mythe pratique, sans validité objective, inventé pour rationaliser le régime politique. C'est ainsi que l'idée de droits naturels de l'individu fut progressivement pervertie, même si elle a fortement influencé la Common Law et le droit constitutionnel. Bentham l'a couverte de ridicule en la qualifiant de "non-sens monté sur des échasses". Mill ne lui a donné son soutien que dans la mesure où il l'a utilisée comme outil intellectuel. Dans son ouvrage De la liberté, où par ailleurs il se fait l'avocat d'un grand nombre d'institutions libérales - y compris la liberté de la presse, la liberté religieuse, le libre-échange économique aussi bien qu'au niveau des idées - Mill se sert de la notion de droits individuels comme d'un moyen et non comme fondement théorique. L'utilitarisme : le sacrifice progressif du droit naturel Par la suite, il est devenu plus courant d'utiliser une justification téléologique plutôt qu'un argument déontologique ou de principe pour défendre le droit naturel. Moyennant quoi Mill lui-même finit par faire certaines concessions en matière de droit naturel : il préconise par exemple certaines formes de redistribution de richesses, puisque le plus grand bonheur du plus grand nombre peut être accru par de telles mesures. Autrement dit, il ne considère pas que les droits naturels soient sacrés au point d'exclure l'expropriation de la propriété individuelle à des fins charitables. L'utilitarisme de Mill signifie que les droits individuels peuvent être sacrifiés dans certains cas ; à la différence de Locke, il ne s'engage pas pour un système juridique destiné à protéger les droits naturels, en particulier les droits de propriété. Ceci s'explique probablement par le fait que la théorie lockienne du droit est fondée sur la nature humaine, ce qui présuppose que celle-ci peut être connue. Or les empiristes avaient pour caractéristique qu'ils ne croyaient pas qu'il soit possible de connaître la nature de l'homme. Seule l'expérience humaine peut être connue ; mais puisque l'avenir peut s'avérer très différent du passé, l'expérience ne fait que suggérer ce qui dans la nature est établi, transcendant et continu. Si l'expérience peut ainsi être contestée par l'avenir, il en va de même pour le droit naturel. Par contraste, Locke pensait que la nature humaine possédait certaines caractéristiques stables qui se vérifiaient toujours quoi qu'il arrive ; les droits naturels de l'homme découlent de sa nature humaine à laquelle on ne peut pas échapper. Il arrive ainsi un moment dans l'histoire où les droits n'ont plus la même importance, voire sont regardés comme quelque chose de mythique. Marx par exemple pensait que la propriété privée était utile dans une certaine phase de l'histoire humaine, puisqu'elle permettait une production industrielle importante. Certes, le capitalisme conduisait au gaspillage et à produire beaucoup de choses inutiles, mais il contribuait aussi à mettre en marche des processus puissants qui plus tard le détruiraient. Ainsi, les structures de production ne reflètent pas un principe fondamental de la vie humaine, mais une phase temporaire. Empirisme et positivisme Une fois que nous avons passé ce tournant philosophique - qui s'opère au début de ce siècle - la théorie des droits naturels ne recueille plus aucun soutien intellectuel. Pourquoi ? Parce que depuis environ trois siècles, l'empirisme domine le débat théorique. Au 19ème siècle, l'empirisme a donné naissance à une doctrine élaborée, précise et techniquement avancée, à savoir le positivisme. Dans la philosophie anglo-saxonne, comme dans la philosophie continentale sous l'influence de l'existentialisme, on a fini par laisser tomber l'idée d'une nature immuable qui dépasse et gouverne l'expérience. Désormais, on considère que le monde ne peut être connu que par les manipulations logiques des expériences sensorielles. Cette doctrine a conduit à ce que certains penseurs ont appellé la mort de la philosophie politique, pendant environ 60 années de ce 20ème siècle. Entre l'influence dans le monde anglophone de l'ouvrage de A.J. Ayer, Language, Truth and Logic, publié dans les années 1930 et fondé sur les spéculations philosophiques du Cercle de Vienne des années 20, jusqu'à John Rawls (mis à part les philosophes catholiques et des penseurs comme Ayn Rand), très peu de gens ont eu depuis lors confiance dans la possibilité de connaître quoi que ce soit en politique, encore moins à partir de la nature humaine et des droits de l'individu. Même si les institutions juridiques et le débat politique permettaient dans une certaine mesure d'utiliser ce vocabulaire, il était de plus en plus question de droits de l'homme au détriment des droits naturels. "Humain" est un terme assez vague et ne requiert aucune attribution ou doctrine explicite. Les nouveaux "droits" C'est ce qui explique en partie l'apparition de nouveaux "droits" : soudain, nous avions le droit de lire, d'avoir des vacances, un salaire raisonnable, des soins médicaux, etc... Les stations de radio aux Etats-Unis sont même allées jusqu'à parler du "droit de ne pas être seul", ce qui logiquement exige que chacun ait son esclave personnel pour exercer ce droit. Puisque l'adjectif "humain" est beaucoup plus diffus que la notion de nature humaine, il faut se demander quels sont les droits qu'il peut engendrer. Réponse : pratiquement tout ce qu'on veut, tout ce qu'on désire intensément et dont on peut justifier son besoin auprès des autres, est susceptible de devenir un droit fondamental, garanti par le pouvoir politique. La Déclaration de l'ONU de 1946 ressemble beaucoup à une lettre au Père Noël : il suffit de noter les choses que j'estime que le monde me doit et de les appeler des droits. Cette liste ne connaît pas de limites, puisqu'il n'y a plus aucun moyen de savoir ce qu'est la nature humaine. Nous ne disposons que de ce que la philosophie analytique anglo-saxonne appelle une conception ordinaire de ce que "humain" veut dire. Une telle conception sera évidemment plus influencée par la stupidité ordinaire que par la sagesse. Le résultat est un mélange hétéroclite que l'on nomme des droits ; une fois arrivé aux années 1950, 1960 et 1970, ce débat politisé et non philosophique sur les droits de l'individu autorise chacun à énoncer ses désirs et à les considérer comme des droits. Il suffit de regarder le monde contemporain pour constater que l'usage du mot "droit" ne sert le plus souvent qu'à désigner ce que l'on désire fortement. On pourrait explorer de multiples pistes historiques à cet égard. Je me contenterai de quelques spéculations, avant de continuer d'exposer la position normative du libéralisme classique. Lorsque la guerre du Vietnam est devenue un sujet brûlant pour le mouvement américain pour les droits civiques, le débat s'est considérablement échauffé. L'idée que l'on ne saurait connaître le politiquement juste - qu'un jugement moral ne serait qu'une expression ou une manifestation d'émotion - a fini par céder à la pression de l'opinion publique. Après s'être engagés pour les droits des noirs ou contre l'intervention américaine au Vietnam dans les années 1960, les jeunes sont retournés à leurs salles de conférence pour apprendre de leurs professeurs que leurs protestations n'avaient aucune signification morale. Tout serait une question d'émotion, en quelque sorte. Certains professeurs ont toutefois pris au sérieux les mouvements de protestation et ont révisé leurs propres enseignements. La défense intuitive de l'Etat-Providence mise au point par John Rawls, visant à établir un fondement objectif minimal pour les jugements politiques, est un résultat de ce désenchantement par rapport à l'approche positiviste et émotionnelle de la politique. Ceci dit, il n'était pas encore question des droits naturels de l'individu. Mais on pouvait désormais espérer trouver une justification philosophique pour les jugements politiques et moraux. Pour Rawls, cette justification passait par l'intuition. Dans son discours en tant que président de l'American Philosophical Association en 1976, il a dit explicitement qu'il faut évacuer la réflexion éthique et la politique de la sphère proprement philosophique. Au lieu d'attendre de la philosophie qu'elle apporte un fondement à la réflexion politique, nous devons nous appuyer sur nos intuitions. L'intuition est une connaissance dont nous ignorons les origines. D'après Rawls, l'intuition est la seule justification fiable lorsque nous avons affaire aux problèmes éthiques et politiques. Rawls n'a pas entrepris de développer une doctrine systématique du droit, même si sa philosophie politique laisse une certaine place aux droits, tels le droit à la liberté et au bien-être. D'autres philosophes politiques y ont également contribué. Le professeur Alan Gewirth à l'Université de Chicago a élaboré une sorte de justification kantienne des droits de l'individu. Sa démarche est en partie similaire à celle de certains théoriciens libertariens, tels que Roger Pilon et Jeff Paul. L'approche kantienne n'est pas fondée sur le droit naturel, mais tire les droits individuels de l'idée de l'homme, et non de la conception que la nature humaine peut être objectivement connue. Même un personnage comme Robert Nozick, sans doute le critique principal de Rawls, n'a pas essayé de prouver l'existence des droits naturels. Son livre Anarchy, State and Utopia, publié trois ans après la parution de l'ouvrage de Rawls, A Theory of Justice, traite de manière approfondie des théorie de Rawls. A l'instar de Rawls, Nozick a opté pour l'approche intuitive. Supposons, dit Nozick, que Locke ait raison et que les hommes ont droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Traitons ces droits en postulats pour voir à quoi ils mènent quant à la société qui en résulte. Cette société, serait-elle en accord avec nos institutions morales et politiques ? En d'autres termes, lorsque nous imaginons la société libertarienne, est-ce que ses principes de fonctionnement correspondent davantage à nos préférences morales profondes que ce que nous propose Rawls ?

PSICOPATOS! Não, não são aves pilas fãs da banda Psicose!

21 de março de 2008

Entrevista com Gertrude Himmelfarb em torno do de seu livro "De-moralization of Society..."

Interview: Gertrude Himmelfarb Learning from Victorian Virtues
R&L:Let’s begin by discussing your latest book, The Demoralization Of Society. In it you state that Victorian society stigmatized the recipients of government assistance.Tell us about that.
Himmelfarb: Well, it stigmatized them in several ways: first, it stigmatized them rhetorically. The recipient of relief was called a pauper, not a poor man. The Victorians made a great attempt to keep the distinction between pauper and poor. The word poor was synonymous with the working classes or the “independent laborer”; “pauper” was a term of stigmatization.
R&L: Was this type of stigmatization dehumanizing?
Himmelfarb: No. It’s purpose was precisely the opposite — to make the poor better human beings by encouraging the able-bodied pauper to seek work and discouraging the laborer from lapsing into pauperism. The evil of excessive or “indiscriminate” relief, as the Victorians put it, was that it tended to pauperize, demoralize, and thus dehumanize the poor. Stigmatization is the other side of the coin of virtue. You can’t have a set of virtues, a system of values, without having a corresponding system of stigmas. The interesting thing about the workhouse was that conditions there were not always worse than the conditions of the poorest independent laborer; some contemporaries claimed that in terms of food and living conditions, they were sometimes better. What the Victorians understood, however, was that the workhouse was socially and morally demeaning. This was its great deterrent. Another way was through the principle of “less eligibility”. This principle stipulated that the pauper should always be in a less eligible, that is to say a less desirable, condition than the independent laborer. The pauper would be less eligible in two respects. First, he would receive less from the parish than the laborer did in the way of wages. In addition, the able-bodied pauper, (this principle did not apply to the sick, elderly or children) would be assisted only in the workhouse. This was a form of psychological as well as economic stigmatization.
*Professor Himmelfarb taught for twenty-three years at Brooklyn College and the Graduate School of City University of New York, where she was named Distinguished Professor of History in 1978. Professor Himmelfarb’s research has focused on, among other topics, morality and its effects on economics. Her previous books include Lord Acton: A Study in Conscience and Politics, On Liberty and Liberalism, and Poverty and Compassion: The Moral Imagination of the Late Victorians. Now Professor Emeritus, she spoke with us from her home in Washington, D.C.

8 de março de 2008

MAIS PSICOSE, agora com PARANOID

Banda cover feminina do Black Sabbath PSICOSE - com a vocalista Joanah Dark

Essas minas são do K, sem comentários "Black Sabbath" "Iron Man"

Ratzinger e a pátria cristã, o Vaticano

7 de março de 2008

PSICOSE - banda cover feminina do Black Sabbath

11 de fevereiro de 2008

Eu sou quem sou

"A não resistência ao mal repugna profundamente à nossa natureza. Mas Jesus veio ao mundo para que a nossa alma aprendesse a desgostar de tudo o que lhe agrada hoje e a amar o que antes odiava. Todas as suas palavras supõem esta renovação total do espírito humano. Contradizem ousadamente os nossos mais profundos instintos e as nossas mais comuns inclinações. Louvam o que se evita, condenam o que todos ambicionam.
Desmentem não somente os ensinamentos do homem (que por vezes estão em contradição com o que eles mesmos pensam e fazem), mas se opõem aos seus pensamentos e atos quotidianos.
Jesus não crê no aperfeiçoamento da alma natural, da alma primitiva. Crê na sua perfeição futura, que só será atingida pela destruição radical do estado presente. Sua missão é a reforma do homem; mais que a reforma, a sua restauração. Com ele começa a nova raça; ele é o modelo, o arquétipo, o Adão da humanidade remodelada e refundida. Sócrates pretendeu reformar a razão; Moisés, a lei; outros se contentaram com modificar um rito, um código, um sistema, uma ciência. Jesus, porém, não quer modificar uma parte do homem, mas o homem, da cabeça aos pés: o homem interior, motor e origem das palavras e das ações. Nada pois está fora do seu poder. Não tem que fazer concessões prudentes ao mal, nem compromissos com a natureza impefeita; nem procurará para ela, como os demais filósofos, justificações especiosas. Não se pode servir à natureza e Jesus, ao mesmo tempo. Quem está com Jesus é inimigo da velha natureza bestial e trabalha pela vitória da natureza angélica. Tudo o mais são poeira e palavras inúteis"
(Giovanni Papini)
Poder-se-ia perguntar: como Jesus opera tal milagre, tal conversão radical, tal revolução interior, que faz novo o homem velho? Com discursos sistematicamente elaborados segundo os mais eficazes preceitos da retórica? Pelo proselitismo político e apoio dos poderosos? Recorrendo a uma sabedoria ancestral? Mais: será que essa perfeição divina é humanamente factível? Será que ela não passa de um ideal insano, tão elevado que só poderia ocorrer ao louco da Galiléia?
Perguntas razoáveis, mas que indicam já a extrema ignorância que nós, pobres mortais, ostentamos como o supra-sumo da racionalidade, ceticismo de todo inútil perante o que não comporta nenhuma certeza apodítica. A ciência, demasiadamente humana, não nos pode arrancar do poder deste mistério, o mistério da redenção, ersatz mais palpável para o único problema, metafísico por excelência, que nos concerne: quem sou eu ou o que significa existir?
Jesus é a certeza pregada na cruz, luminosa para o homem novo, de nossa origem sobrenatural, o vento supra-sensível que nos enche de amor e nos purifica da poeira deste mundo, o caminho pelo qual retornaremos aos braços do Pai, verdade compreensível apenas por aqueles que, como Jesus, querem morrer (para este mundo) por terem a certeza moral de ressuscitar, antecipando, no aqui e agora, a felicidade celestial.
A fé em Jesus é simplesmente a recepção, absolutamente livre (o que equivale à transformação radical operada por Jesus), das palavras de Simão Pedro "Tu és Cristo,o Filho de Deus. Tuas palavras são palavras de vida eterna e nós cremos e reconhecemos que tu és o Santo de Deus"
A imitação do Deus sofredor é a árdua caminhada para a salvação eterna, mas a perdição deste vale de lágrimas, com tudo que outrora nos agradava. Quem ama os inimigos odeia esta vida e é digno da dor expiatória; quem se esforça por agir como Cristo agiu torna-se verdadeiro discípulo e, assim, une-se a Ele na corrente da morte redentora, demonstrando, como nenhuma ciência, exceto a ciência do amor, pode fazer, a verdade da cruz, pois, como Exempel,
"as verdades escritas com sangue duram na memória incerta do gênero humano" (Giovanni Papini)
Na ciência do amor, no conhecimento das leis de Deus, toda a existência humana, aquilo que reputamos o mais natural, é um milagre, e o que a sabedoria deste mundo ( que é "loucura diante de Deus") toma como uma impossível excessão às leis físicas é a verdadeira natureza. A fé em Cristo Jesus nos aproxima do Bem e nos afasta do Mal, fé sem a qual o conhecimento de ambos, o peccatum originale, produz o oposto.

7 de fevereiro de 2008

PIMENTA NO DOS OUTROS É REFRESCO!

Texto extraído do site do Percival Puggina (http://www.puggina.org/outrosautores/news.php?detail=n1201638240.news) CUBA E A MPB João Ricardo Moderno - O Dia

A ditadura totalitária de Cuba e a Música Popular Brasileira (MPB) têm uma longa história de amor e traição. Amor declarado pelo genial Chico Buarque de Holanda e uma centena de músicos. Traição porque jamais nenhum deles foi morar em Cuba, mas sim em Roma, Paris, Nova Iorque, Londres e demais cidades onde as liberdades de criação, expressão e ir-e-vir estão garantidas pelo Estado de Direito Democrático. Todos esses artistas teriam sido assassinados logo na primeira semana da Revolución. Talvez fuzilados pelo próprio Fidel ou Che Guevara.As contradições entre o discurso pró-ditadura sanguinária e a prática são gritantes. A extinção dos direitos humanos não incomoda os músicos brasileiros. Estes nunca apoiaram os artistas perseguidos, presos, torturados e fuzilados por delito de opinião. Solidariedade, fraternidade, liberdade e todas as palavras mágicas da esquerda não valem para os cubanos. São para vender música. Todos milionários. Desconheço obra social.Os músicos cubanos do grupo Los Galanes não receberam nenhuma solidariedade. Pediram asilo político sob o silêncio da esquerda brasileira. Somente o deputado federal Raul Jungmann (PPS) honrou o Brasil. Vieram tocar acompanhados por um funcionário do governo cubano. Algum músico brasileiro já foi patrulhado no exterior e vigiado para voltar? Existe condição mais degradante para um artista, um torturado moral, afora a tortura física e o assassinato? Esse terrorismo cubano é o que nos espera com a Revolução Bolivariana de Fidel Castro, Hugo Chávez, Lula, Evo Morales, Rafael Correa e Mahmoud Ahmadinejad, presidente do Irã, que entra com o terrorismo do Hezbollah, já em expansão na América Latina.
* Presidente da Academia Brasileira de Filosofia.

11 de janeiro de 2008

Roger Dean às avessas: minhas telas em homenagem a alguns discos clássicos do progressive rock

Blue Oyster Cult - (Dont´t Feel) The Reaper

Don´t fear the reaper... de Will (ou, melhor, Eric Bloom)botando pra quebrar no cowbell, sob a inquestionável orientação do engenheiro de som Bruce Dickinson( hahahahaha). Bela homenagem (?!) ao Blue Öyster Cult

Tragédia vinílica

Dois anos atrás, uns bichinhos miseráveis, conhecidos como traças, atacaram meus lps que se encontravam, à epoca, na casa da minha mãe. Os malditos parece que até escolhem a comida, vão logo pro filé mignon; deixaram de lado uns discos velhos de Padre Zezinho, Simone e Jessé, para caírem matando sobre algumas preciosidades da minha coleção. Vejam o resultado.
Na primeira foto, vemos o estado em que ficaram as capas do terceiro disco do Deep Purple, Sun Secrets do The Eric Burdon Band e (já tou chorando) o primeirão do Dust, todos importados e novíssimos. Detalhe: depois de ver o estrago, minha mãe recolheu os discos, limpou e os colocou ao ar livre. Resultado: o vinil do Dust ficou empenado. Valeu o esforço e a boa vontade, mamãe!
Na segunda, temos (buá, buá, buá) Dschinn (same), Focus (Ships of Memory), Curved Air (Live), Kansas (primeiro) e The Eleventh House (com Larry Coryell) num estado não menos lastimável
Finalmente, Burn do Deep Purple, Interview do Gentle Giant e esses dois discos do Dr. Feelgood tiveram pequenas, mas signficativas, avarias. The Dixie Dregs e Flash, progressivos raros, ficaram arredondados.
Morte às traças, a todos animais peçonhentos e, de quebra, vai ursinho Panda na jogada.

The Shining with Jack Ratzinger, Joseph Nicholson and Jesus Christ, The Light of Life

8 de janeiro de 2008

EDEN - Perelandra

Grupo progressivo cristão da década de 70 com letras em alemão. Bom album. O Som, bem, pode ser qualificado de krautólico, heheheheheh. LINK PARA DOWNLOAD: http://www.badongo.com/file/2658987

KAVERET - Poogy Tales

Interessante grupo progressivo de Israel, que floresceu na terra de Mosh Dayan na primeira metade dos anos 70. Caracteriza-se por uma sonoridade bastante singular (penso que seja inspirada na música tradicional judáica) acompanhada de letras de muito bom humor. Belas melodias e instrumental impecável. Tenho esse album em vinyl e só recentemente descobri o nome do grupo, que aparece na capa em hebráico, embora o título do album e das canções esteja também em inglês.
LINK PARA DOWNLOAD:http://tinyurl.com/2z7s74

7 de janeiro de 2008

RETORNO DE FÉRIAS:Long Live Rock´n´Roll

Essa cara de feliz foi depois de ter comprado duas preciosidades do Jo Jo Gunne por uma pechincha
Eu trucidando meu amigo Rafa depois de uma longa conversa sobre Robert Musil e umas Guinness no bucho
Ao lado, exibindo modelito metálico pro verão, no clima descontraído do Pelourinho, que é ótimo de vez em quando.

RETORNO DE FÉRIAS:arte na areia, sonhos ao vento

Vejam com que maravilha este sujeito brindou a chegada do ano novo lá no Porto da Barra, Salvador! Muito talento e criatividade. Fiquei simplesmente embasbacado. Pena, que o vento e a maré vão por esses grãos de areia no seu lugar natural.Valeu o sol quente no lombo. Podem crer, ali não é um carro enterrado na praia nem uma beldade doidinha para ser currada por trás. Ele provou com sua arte a verdade transcendente daquilo que escreveu na areia sobre as adversidades da vida. Espero que 2008 nos dê força e coragem para superá-las, a começar que nós, baianos, nos livremos o mais rápido possível do petralha Jacques Wagner.

RETORNO DE FÉRIAS: Amor canino

Esse simpático casal de cachorros resolveu, depois de muita labuta, fazer amor defronte à Associação Bahiana de Imprensa, situada no início do Pelourinho. Só podia ser na Bahia mesmo, hahahaha.O macho tem a metade do tamanho da cadela. Ele simplesmente ficou cerca de meia hora tentando alcançar o traseiro dela, sob o olhar atento deste blogueiro que, de férias, não sabe muito o que fazer.

25 de dezembro de 2007

Novos goliardos

O texto a seguir resume bem a natureza e motivação do moderno intelectual, esse especialista em crítica do "sistema" e ideólogo de "um outro mundo possível", mas, é claro, financiado com dinheiro deste mundo real:
Apesar disso, nem a oportunidade do ataque nem a real ou imaginada queixa são em si mesmas suficientes para provocar, embora possam afetar fortemente, o surgimento de uma hostilidade ativa contra a ordem social. Para que surja tal atmosfera é necessário que haja grupos que tenham interesse em estimular e organizar o ressentimento, acalentá-lo, expressá-lo e liderálo. Como se mostrará na Parte IV, a massa jamais desenvolve opiniões definidas por iniciativa própria, É ainda menos capaz de divulgá-las e transformá-las em atitudes e ações coerentes. Pode apenas seguir ou recusar-se a seguir a liderança coletiva que lhes oferecem. Até que possamos descobrir os grupos sociais com capacidade para desempenhar esse papel, a nossa teoria de atmosfera de hostilidade ao capitalismo continuará incompleta. Falando de maneira geral, as condições favoráveis à hostilidade contra um sistema social ou a um ataque específico contra ele tenderão, em todos os casos, a provocar o aparecimento de grupos que as explorarão. No caso da sociedade capitalista, todavia, há um outro fato que deve ser notado: ao contrário de qualquer outro tipo de sociedade, o capitalismo, inevitavelmente e em virtude da sua própria civilização, cria, educa e subvenciona um interesse oculto de inquietação social*. A explicação desse fenômeno, que é tão (183) curioso como importante, pode ser deduzida de nossa argumentação no Capítulo XI, mas pode ser tornada mais eficiente com uma excursão pelo domínio da sociologia do intelectual.
Mas se o mosteiro deu à luz o intelectual dos tempos medievais, foi o capitalismo que lhe rompeu as cadeias e lhe pôs o prelo nas mãos. A lenta evolução do intelectual leigo constituiu simplesmente um aspecto deste processo. A coincidência do surgimento do humanismo com o aparecimento do capitalismo é surpreendente. Os humanistas eram sobretudo filólogos. Mas ilustrando muito bem um ponto mencionado acima, eles rapidamente se estenderam aos camposdas maneiras, políticas, religião e filosofia. Não se deveu isso apenas ao conteúdo dos trabalhosclássicos que eles interpretavam com suas gramáticas. Da crítica de um texto à crítica da sociedade, o caminho é mais curto do que parece
* Todos os sistemas sociais são sensíveis à revolta e a sua instigação é atividade que oferece vantagens era caso de sucesso e, daí, talvez atraia tanto cérebros como músculos. Isso aconteceu numerosas vezes nos tempos feudais. Mas os nobres feudais viravam-se contra pessoas ou posições isoladas. Não atacaram o sistema feudal propriamente dito. De maneira geral, a sociedade feudal não revelou tendências para encorajar— intencionalmente ou não — ataques contra o próprio sistema social.
Joseph A. Schumpeter ( Capitalismo, Socialismo e Democracia)

23 de dezembro de 2007

É Natal, cuidado! Pode haver terrorista disfarçado de Papai Noel ou de Michael Moore.

É Natal! Se vc., norte-americano, não tem tempo, coragem ou disposição ideológica para cumprir SEUS DEVERES patrióticos, ao menos não seja um vil traidor sob a barbicha de Tio Sam. Se não curte Papai Noel, esse "velho porco capitalista", também não louve Bin Laden nem fique embasbacado com o gorducho picareta Michael Moore. Aproveite o Natal para desejar boa sorte e proteção divina a Pat Dollard, torcendo, inclusive, para os States retornarem vitoriosos do Iraque. Esse é meu pedido a Papai Noel e minha mensagem natalina aos fãs do Lynyrd Skynyrd
'Michael Moore da direita' faz filme a favor da guerra do Iraque
Pat Dollard é um conhecido produtor de cinema dos EUA.Ele largou sua mansão em Beverly Hills para ir ao 'front' da guerra no Iraque.
Daniel Buarque Do G1, Em São Paulo
Ele acredita na missão dos Estados Unidos no Iraque, acha que é preciso atacar o Irã e diz que os jornalistas norte-americanos não são honestos e fazem apenas a propaganda do Partido Democrata -que ele considera culpado de traição contra o país. O produtor de cinema Pat Dollard acredita tanto nisso que largou o conforto da sua mansão em Beverly Hills e se juntou aos fuzileiros no Iraque. Suas ideias lhe valeram na mídia norte-americana o apelido de “Michael Moore da direita”. Armado com uma câmera, enfrentou batalhas duras por sete meses e ficou ferido duas vezes em bombardeios. Mas se sentiu realizado. “Me transformei num homem-câmera, um documento antropomorfo”, relata em seu site. O resultado é a soma de mais de 700 horas de filmagens, das mais impressionantes, a serem editadas num documentário pró-guerra, que vai se chamar “Young Americans”. Em entrevista exclusiva ao G1, por telefone, Dollard contou que vai voltar ao Iraque em maio, para ficar sete meses. Desta vez, além de continuar filmando o documentário, vai ser filmado e estudado para um filme sobre sua vida, dirigido por Tony Scott, o cineasta que fez o “clássico” oitentista “Top Gun” -um dos primeiros sucessos do ator Tom Cruise. Clique aqui para ver a página oficial de Dollard, com textos e vídeos em inglês, e aqui para ver a página dele no Myspace.
Em ataques ácidos aos pacifistas, ele assume sua posição conservadora, e acha que é honesto ao oferecer uma oportunidade para que as pessoas filtrem as suas opiniões.
G1 - Alguns setores da mídia norte-americana o consideram o Michael Moore da direita. O que o sr. acha disso?
Pat Dollard - É verdade que eu abordo os mesmos temas que ele aborda, usando uma perspectiva diferente, a da direita política, mas a comparação não é verdadeira, porque Michael Moore é um mentiroso e eu não sou. (Clique aqui para ler reportagem sobre um documentário que diz que Michael Moore manipula seus filmes).

Natal em família e com Cristo no coração

A todos um feliz Natal, animado pelo espírito de devoção e fraternidade e consagrado à prática do bem. Que o Natal signifique para a nossa vida um momento de renovação da fé e esperança na graça do amor de Deus assim como de verdadeira alegria com o nascimento de Cristo Jesus e Sua presença constante entre nós. São os votos meus e de minha família , Danni e Arthur

Sobre fé e razão

Na postagem "Os quatro cavaleiros que dizem Ni...", escrevi: "Fé só tem lugar quando está ausente a certeza, que é um assentimento teórico, o que não quer dizer que a própria fé não possa ser objeto de reflexão e análise, as quais ajudam a compreendê-la,é verdade, mas que por si sós são incapazes de produzi-la ou mesmo de fortificá-la.[...]Pois fé é confiança na palavra dada, assentimento prático que, ao contrário da mera opinião e da certeza, não se refere diretamente às coisas, tendo que ver somente com a relação, im pacto, da vontade de quem promete com a vontade daquele a que se dirige a promessa. Pacto do homem com Deus ou, melhor, renovação da aliança da criatura com o Criador.Traduzido em termos da filosofia kantiana da religião, a razão prática pura é o Deus promitente agindo em nós; o bem supremo (a felicidade eterna sob a condição do exercício da moralidade), o prometido, e o arbítrio humano, o promissário".
Gostaria de aqui desenvolver mais as explicações acima, em especial aquelas que concernem a teses kantianas.
Quando afirmo que fé implica ausência de certeza, acabo dando margem à idéia de que fé exclui toda e qualquer segurança racional quanto a seu objeto e, por conseguinte, se constitui num assentimento débil, ao qual só se apega por fanatismo religioso. Não é isso que quero dizer. Para evitar essa possível confusão, esclareço o seguinte.

Opinião, fé e saber são, segundo Kant, tipos de assentimento. Este é o juízo - cuja propriedade objetiva é a verdade - enquanto ato cognitivo realizado pelo entendimento de um sujeito particular, ato subjetivo "pelo qual algo é representado como verdadeiro". O assentimento pode ser certo ou incerto.

Na certeza, o juízo é apodítico, isto é, temos consciência tanto da necessidade da inferência pela qual a proposição (que resulta do ato judicativo) é derivada de fundamentos, quanto da necessidade imediata e suficiência ( objetiva e subjetiva) dos próprios fundamentos. Estes podem ser ou empíricos ou racionais, na medida em que eles, respectivamente, se constituem ou em dados imediatos da percepção (incluiria aqui os dados obtidos experimentalmente, pois, para Kant, a certeza em torno dos objetos da experiência "é, ao mesmo tempo, empírica e racional, na medida em que é a partir de princípios a priori que conhecemos uma proposição empiricamente certa", por exemplo, os axiomas newtonianos do movimento) ou em conhecimentos que não carecem de prova, sendo imediatamente certos. Conhecimentos desse tipo ou são apreendidos diretamente pelo intelecto, caso em que são sempre verdadeiros, ou são simplesmente ignorados.Em suma, saber é certeza, e esta nada mais é que a convicção provocada, no sujeito que julga, pela demonstração, isto é, pelo mostrar que o predicado pertence necessariamente ao sujeito proposicional por força de razões objetivas e subjetivas suficientes.
Dessa caracterização do assentimento certo, segue-se uma definição geral de ciência, que, segundo Kant, "deve ser entendida como conjunto de um conhecimento como sistema, em oposição ao mero conhecimento comum, conjunto de um conhecimento como mero agregado. O sistema que repousa sobre a Idéia de um todo que precede as partes é o oposto do conhecimento comum, mero agregado de conhecimentos cujas partes precedem o todo". Nesse sentido, prossegue Kant, "há ciências históricas e ciências racionais". Note-se que, entendida assim, ciência é qualquer conhecimento obtido e exposto sistematicamente a partir de princípios, cabendo à metafísica (a fortiori, à teologia), pois, o posto supremo no elenco das ciências.
Mas a certeza - por conseguinte, a convicção - não é só de ordem lógica. Pode-se falar também numa convicção ou certeza prática. Se na certeza lógica ou puramente teórica, a suficiência subjetiva dos fundamentos decorre de "fundamentos de verdade objetivos, independentes da natureza e do interesse do sujeito", a certeza prática envolve exatamente o inverso: por conta de fundamentos subjetivamente suficientes, os quais serão explicados mais adiante, sou movido a uma "crença racional moral", que "é freqüentemente mais firme do que todo saber. No saber são também ouvidas as contra-razões, na crença, não, pois, aqui, não se trata de fundamentos objetivos, mas do interesse moral do sujeito".

Quais são esses fundamentos subjetivos suficientes que determinam o interesse moral do sujeito? Em primeiro lugar, cumpre distinguir a certeza prática do "saber histórico ou empírico mediato" , que "repousa sobre a confiabilidade dos testemundos. Entre os requisitos de uma testemunha irrecusável, estão a autenticidade (valor) e a integridade". Em segundo, salientar que a certeza prática não exclui fundamentos objetivos; ocorre apenas que estes, sendo insuficientes (do contrário, se trataria aqui de certeza lógica), não podem estar à testa da crença, que é um assentimento incerto que, porém, repousa tão-somente em fundamentos subjetivos suficientes. Por último, crença se distingue de opinião, que, embora também seja um assentimento incerto, tem por base fundamentos insuficientes, tanto objetiva quanto subjetivmente. Ambos, crença e opinião, ao contrário do saber, encerram a consciência de que aquilo a que damos assentimento é contingente e, portanto, da possibilidade do seu oposto. Só que, enquanto a opinião é um juízo problemático, a crença é um juízo assertórico, concernindo, pois, à representação de algo como efetivo, existente.

Todavia, a existência daquilo que é objeto de crença não pode estar desvinculado da vontade humana. Não do homem natural, mas do homem noumenon. Pois aquele, como diz o apóstolo Paulo, "não compreende as coisas do Espírito de Deus, porque lhe parecem loucura; e não pode entendê-las, porque elas se discernem espiritualmente [...]. Porque, quem conhece a mente do Senhor, para que possa instruí-lo? Mas nós temos a mente de Cristo". Esta operou, no mundo sensível, sobre a consciência do homem através da história da humanidade, imprimindo-se nos corações com a narrativa bíblica do nascimento, paixão, morte e ressurreição do Filho do Homem ("a palavra da cruz") e edificando-se sob a forma vísivel da Igreja. Ocorre que a Graça divina não nos advém exteriormente, manifestando-se, antes, no poder do Amor, "que tudo sofre, tudo crê, tudo espera, tudo suporta", na medida em que "Cristo, o poder de Deus, a sabedoria de Deus", habita em nós. Nada realmente possuímos que não tenhamos recebido, e a existência é a nossa maior dádiva, aquela de que niguém pode nos subtrair sem cometer um crime contra Deus, pois, se tudo nos pertence, é porque nós somos "de Cristo, e Cristo de Deus".
A razão prática pura e sua lei suprema, o imperativo catgegórico, constituem-se, segundo Kant, na Graça, na ação de Deus diretamente sobre a consciência do indivíduo, ação sobrenatural cujo efeito primeiro é a "propensão à personalidade", que é "aptdão de sentir respeito pela lei moral, enquanto motivo suficiente por si determinação do arbítrio",por conseguinte, de ser movido ao cumprimento do dever. Sendo assim, embora a moralidade em nós não prove a existência de Deus, ela é, para os que verdadeiramente crêem, a fonte insecável de amor e esperança, marcas indeléveis na criatura deixadas pelo Criador, capazes de nos arrebatar deste mundo, de nos trazer consolação e paz em meio as amarguras e a certeza inquebrantável da salvação.

22 de dezembro de 2007

How the Monks Saved Civilization - Chapter Three

How the Catholic Church Built Western Civilization. By Thomas E. Woods The monks played a critical role in the development ofWestern civilization. But judging from Catholic monasticism’searliest practice, one would hardly have guessedthe enormous impact on the outside world that it would come toexercise. This historical fact comes as less of a surprise when werecall Christ’s words: “Seek ye first the kingdom of heaven, andall these things shall be added unto you.” That, stated simply, isthe history of the monks. Texto completo: aristokraut ii: How the Monks Saved Civilization - Chapter Three

21 de dezembro de 2007

Os quatro cavaleiros que dizem Ni e sua infame pretensão de legislar sobre a consciência alheia

Faço questão de reproduzir aqui na íntegra um post do Reinaldo Azevedo analisando a entrevista de Sam Harris a Veja e o fato de que a maior parte dos brasileiros se recusa a votar num candidato ateu a presidente. Aproveito para, à guisa de preâmbulo, anteceder-lhe alguns longos comentários que fiz no blog do Orlando Tambosi a respeito da reunião entre os quatro cavaleiros que dizem Ni - Sam Harris, Richard Dawkins, Daniel Dennet e Christopher Hitchens - realizada em 30 de Setembro para discutirem um assunto que eles se julgam experts - religião.
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EU: Se um sujeito declara publicamente que é cristão e acredita piamente em Deus, isto pode, talvez, ser pura hipocrisia. Não há muito o que inferir. Mas se ele se empenha em espalhar aos quatro ventos as "virtudes morais e intelectuais do ateísmo", procurando arrebanhar atrás de si um séquito disposto a militar numa cruzada contra a fé, não tenha dúvidas: trata-se de um charlatão, mentiroso e falastrão cujo objetivo é semear a discórdia onde reina a paz.
Eles, como militantes do ateísmo e defensores da incompatibilidade entre fé e razão, só podem mesmo trocar figurinhas entre si, porque, se se expuserem ao intelecto agudo do baixinho Denish D´Souza( que, com base na filosofia crítica de Kant, demonstra que ciência não pode nem provar nem refutar a hipótese da existência de Deus, hipótese que, segundo Kant, é um postulado prático da razão pura: "Razão deve conhecer seus limites a fim de ser verdadeiramente racional", afirma Denish) caem no ridículo.Tambosi, traduza também o debate no King College em que D´Souza destroça Christopher Hitchens, que escreveu o panfleto "Deus não é grande", livro que deveria se intitular "Eu não sou grande".
UM TAL DE CATELLIUS: Ó! Preciso assisti-lo! Os lulistas também acham que o Lula ganhou todos os debates dos quais participou... Isto não me surpreende.Para começar, esse D’Souza é um pateta (basta vê-lo falar) que põe a culpa pelos atentados de 11 de setembro nos liberais americanos, ha ha ha, culpa Jimmy Carter pelos atentados por transparecr fraqueza para Bin Laden.
EU: Simples, D´Souza o destroçou no referido DEBATE. Aliás, isso não traz nenhum mérito a D´Souza, porque o Hitchens é burro de doer, refutá-lo é mais fácil que roubar brócolis de criancinha enfastiada. E a tese de D´Souza acerca de como o EUA estão sendo sabotados por essa canalha não é exatamente essa!
UM TAL DE CATELLIUS: Militantes do ateísmo só podem discutir entre si porque se forem discutir com D’Souza cairão no ridículo? Ho ho ho! Como alguém pode ser militante do ateísmo apenas trocando figurinhas com outros ateus? Aí não é militante, parvo!
EU: Quem lhe disse que eles ficam só trocando figurinhas entre si? É óbvio que, além disso, eles também fazem proselitismo, que é a essência da militância, falando a um público que só ouve e que "confia" na "autoridade científica" desses senhores, porque honestidade intelectual é uma virtude da qual eles estão irremediavelmente destituídos e que nem mesmo sabem o que é.
UM TAL DE CATELLIUS: O ônus da prova cabe ao crente que defende sua existência.
EU: Não. Em primeiro lugar, crente não "defende" Deus, mas apenas conta, na intimidade da consciência, com Sua proteção e graça.A existência ou não existência de Deus não é algo que dependa da fé humana. O que realmente não pode existir sem a crendice de gente ignorante que julga antes de compreender é a reputação de cientista ocioso e filosofeiro de mesa de botequim. Ademais, não há ônus de prova algum no campo estrito da fé, porque, se algo é "objeto" de crença, sua existência (ou não existência) não pode, por definição, ser demonstrada, mas apenas "desejada", com a única restrição lógica de que seu conceito não envolva uma contradição interna (por isso, vc. não vê ninguém por aí desejando, discutindo a possibilidade ou acreditando na existência de quadrados-redondos, exceto o Bertrand Russell durante uma determina época, hehehehe). Que os ângulos internos de um triângulo perfaçam 180 graus ou que, a partir de uma reta dada, é possível a construção de uma figura plana com três lados exatamente iguais, são proposições cuja verdade subsiste independentemente de nossa vontade, dispensando, pois, qualquer assentimento, e cuja demonstração pode ser descoberta ou reconstituída por qualquer um que ouse usar a própria razão.
UM TAL DE CATELLIUS: “Razão prática” é ardil de um teólogo – era como Nietzsche sabiamente chamava Kant – que deseja subverter a única razão que existe para, quando for conveniente, abrir mão dela. Ora, todo meu respeito a Kant e seu iluminista “ouse pensar”; já foi um grande avanço. Mas não era suficientemente racional para perceber que se não comprara as “provas” da existência de deus, análogas aos motivos pelos quais a idéia de deus existe, não era obrigado a considerar a possibilidade da existência de deus.
EU: Razão prática é a mesma faculdade que razão teórica, distinguindo-se apenas os usos que dela se podem fazer. Se se limita à descoberta e à contemplação da verdade, no caso de Kant, ao conhecimento objetivo das leis que regem os fenômenos, isto é, a natureza sensível, chama-se teórica. Mas se se volta para a práxis e a realização do bem, em termos kantianos, se seu emprego consiste em orientar e determinar a vontade a agir segundo leis da liberdade, chama-se prática. Para o uso teórico da razão, Deus é um objeto logicamente possível, só que incognóscível, o que significa dizer que não é humanamente possível "saber" se Ele existe ou não existe, já que, como "ens rationis" e, por conseguinte, incondicionado, não pode por definição se submeter às condições formais da intuição sensível, vale dizer, se apresentar no tempo e no espaço, domínio além do qual uma "pessoa suficientemente racional" talvez não ouse se aventurar, mas cuja "fronteira" inteligível já indica um "em si" para o qual a razão humana, segundo Kant, é irresistivelmente atraída, e isto é o que levou Kant a afirmar que a metafísica é não só possível mas mesmo efetiva como propensão natural da razão. Agora, se esta é capaz efetivamente de, segundo princípios constitutivos próprios, determinar a vontade ao cumprimento do dever, ou seja, se há um uso prático da razão pura, a admissão da existência de Deus não é simplesmente uma opinião que, se sustentada por um teólogo ou emitida por um pobre diabo qualquer, suscite um conflito incontornável entre razão e fé, ao ponto de um Nietzsche, que suspeitava de tudo e de todos (menos de que era um louco desvairado, e isto é fato e não juízo de valor),ter de ser levado a sério por acusar Kant de ser um sacerdote vestido no hábito de filósofo, o que, no fundo, só revela a má-fé de quem se vê no direito de propor um princípio metafísico (a vontade de potência) de subversão de todos os valores para preencher o rastro nihilista deixado pelo "Deus está morto" que, até hoje, vem causando danos irreversíveis à vida espiritual do Ocidente. Para o cristão que sabe quais são os deveres morais do homem, a fé em Deus é uma exigência mesma (um postulado prático, diz Kant) da razão: quem age moralmente bem é digno de felicidade e quer, ipso facto, que este mundo - que, se é uma porcaria, ficou ainda pior com a proliferação de filhos-da-puta - seja o resultado do fiat divino. Mais: o verdadeiro cristão faz jus á misericórdia de Deus e a estar junto Dele na Morada Eterna, tendo, inclusive, a capacidade moral, outorgada diretamente pelo Criador, de obrigar ateus impertinentes, como os 4 cavaleiros que dizem Ni, a ir legislar sobre a consciência da puta que os pariu.
UM TAL DE CATELLIUS:- Defensores da incompatibilidade entre fé e razão também só podem discutir entre si? Bom, o que se afirma é que há incompatibilidade entre razão e fé religiosa, VERDADE REVELADA, explicações metafísicas. Não qualquer fé. Um bom cientista pode ter fé em determinada teoria, mas se verá obrigado a abandoná-la quando cair por terra, quando não se sustentar mais. Mas há a fé burra – a que os ateus consideram incompatível com a razão – dos que de antemão sabem que não a abandonarão perante evidências contrárias. A fé baseada na autoridade, porque está escrito em um livro muuuuito antigo, porque muitos homens bons também acreditavam, etc.
EU: "Fé em teoria" é simplesmente uma contradictio in adjecto. Fé só tem lugar quando está ausente a certeza, que é um assentimento teórico, o que não quer dizer que a própria fé não possa ser objeto de reflexão e análise, as quais ajudam a compreendê-la,é verdade, mas que por si sós são incapazes de produzi-la ou mesmo de fortificá-la: uma proposição teórica "decidível" ou é demonstravelmente verdadeira ou é demonstravelmente falsa; do contrário, ou ela é imediatamente apreensível pelo intelecto, sendo, pois, um princípio, ou então exprime meras constatações de fatos empíricos. Em qualquer dos casos, não há sentido algum em dizer que um "bom cientista" sustenta uma teoria por fé na própria teoria (a não ser que se trate de um puta mentiroso que consegue até ludibriar a si mesmo!). Um "bom cientista" propõe teorias e as sutenta por ter certeza de que elas são verdadeiras (certeza que,se não se trata de premissas por si evidentes, só se atinge por meio de prova e que lá prá frente pode se revelar um erro apenas com a refutação da teoria), assim como uma pessoa normal, gozando plenamente de suas faculdades mentais, depois de presenciar, por exemplo, um acidente automobilístico, afirma categoricamente o que e como ocorreu, porque viu o que se passou, não por fé (Se não viu e sabe apenas por "ouvir dizer", aí sim se trata de crença, mas crença na fonte de onde obteve a informação. Para quem ignora, a expressão "não acredito no que vejo" é mera figura de linguagem!). Já as discussões teológicas estão na seara teórica (não da fé);por isso, Kant demonstra, na Dialética transcendental, que a teologia é impossível como ciência, SE, e somente se, por esta se entende um sistema doutrinal de proposições teóricas axiomaticamente articuladas que possam ser obtidas e demonstradas a partir de experimentos imaginados conforme sólidos princípios matemáticos do movimento. Que a teoria kantiana das condições de possibilidade do conhecimento científico seja verdadeira, e penso que sim,nem por isso os estudos teológicos foram extintos no mundo civilizado nem a fé cristã foi abalada no mais mínimo que seja! Aliás, é bom lembrar, a teologia é uma metaphisica specialis, e não poderia deixar de ser, sob pena de perder seu próprio objeto. Pois fé é confiança na palavra dada, assentimento prático que, ao contrário da mera opinião e da certeza, não se refere diretamente às coisas, tendo que ver somente com a relação, im pacto, da vontade de quem promete com a vontade daquele a que se dirige a promessa. Pacto do homem com Deus ou, melhor, renovação da aliança da criatura com o Criador.Traduzido em termos da filosofia kantiana da religião, a razão prática pura é o Deus promitente agindo em nós; o bem supremo (a felicidade eterna sob a condição do exercício da moralidade), o prometido, e o arbítrio humano, o promissário. Concebida assim, a fé em Deus é o juízo pelo qual o postulado da razão prática pura é representado, por um sujeito particular, como verdadeiro, isto é, o juízo prático em que este sujeito livremente atribui a vigência das leis morais inscritas em sua própria razão à vontade do Deus soberano, que, dessa forma, fala em seu coração.
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EU:Há uma diferença semântica básica - que já se faz notar na própria estrutura sintática - entre juízo teórico (que, como tal, encerra a presunção lógica de verdade, isto é, de valer como representação objetiva daquilo que é) e juízo prático ou moral ( que se caracteriza pela presunção, também lógica, de que a máxima de conduta proposta se constitui na determinação de um dever,isto é, na reprensentação de um modo de agir como objetivamente necessário).Juízos teóricos indecidíveis (como os da teologia, que não podem ser provados mas também não podem ser refutados, embora, nesse âmbito, denotem nobreza e elevação de espirito, porque quem sinceramente acredita em Deus não mede esforços para conhecê-LO )refletem a ingênua opinião, presunçosamente iluminista e laica, de que a razão humana não possui limites intransponíveis e que, por conseguinte, é possível um conhecimento objetivo acerca de tudo. Com um tal positivismo rastaquera e inconsequente, "cientistas" desocupados como Dawkins e companhia querem passar essa imagem de que são todo-poderosos, trazendo para o campo do debate científico assuntos que outrora só tinham pertinência no âmbito da teologia ou entre os adeptos da fé cristã. Com isso, eles reintroduzem desnecessariamente elementos metafísicos no discurso científico, fazendo os tolos acreditarem que se trata de investigação empírica rigorosa (coisa que, tudo indica, eles não têm capacidade para fazer e com a qual perdem logo a paciência) o que, no fundo, é pura especulação e devaneio de quem tá cegamente comprometido com embates ideológicos.Se é absurdo querer explicar cientificamente o mais ou menos conhecido (os fatos naturais)pelo absolutamente desconhecido (Deus), não é menos insensato - para não dizer falacioso - querer concluir coisas acerca do homem (de como ele deve agir ou pensar e do que esperar da vida) a partir da "refutação" da existência daquilo mesmo que os 4 quixotescos, de saída, já consideram um disparate que só perdura na cabeça de anões obscurantistas, porque estes, dizem, se penduram, como papagaios de pirata, nos ombros dos titânicos paladinos das Luzes, imbuídos, como estão, em destronar o Todo-poderoso na base da logomaquia. Não há lei física empirica e matematicamente mais bem assentada do que a lei de gravitação universal. E isso se deve, entre outros méritos, ao fato de Newton se recusar a levantar hipóteses acerca da existência e natureza de uma heuristicamente concebível "força de atração", idéia que só suscitava dificuldades nas cabecinhas metafísicas incapazes de compreender que os limites da observação empírica não são estabelecidos por seus umbigos nem são extendidos pelos empurrões da propaganda política.(Aliás, as ciências experimentais da natureza não têm por objeto nem Deus nem a consciência moral das pessoas). Agora, é uma questão filosófica espinhosa saber se, e sob que condições, é possível decidir sobre a validade objetiva de um juízo moral, mas, desde Hume, uma coisa é certa: um juízo moral (vulgo, juízo "de valor") não pode ser provado a partir de juízos teóricos, nem estes, vice-versa, podem ser logicamente deduzidos daquele.Ora, o juízo de fé ("eu acredito ou confio em"), que é uma espécie de juízo prático, se refere ao próprio conteúdo ou "objeto" de uma ação interna (intenção) que, se consumando no forum mais íntimo da consciência individual, só é possível sob a pressuposição da liberdade da vontade e, portanto, de que há máximas de conduta não apenas objetivamente válidas mas até exeqüíveis, mesmo para agentes submetidos a circunstâncias adversas, como nós, pobres mortais. Em poucas palavras, ato de fé pressupõe, no plano teórico, dúvida e, no plano prático, virtude.Esse "objeto" do juízo de fé, pois, é a intenção ou disposição moral de outrem, na qual temos razões subjetivas suficentes para acreditar na medida que é um postulado moral querer tudo aquilo de que depende a completa realização do que SABEMOS e SENTIMOS ser um dever.Assim, por exemplo, SE se reconhece como um dever a veracidade, ENTÃO se é moralmente obrigado a admitir, melhor, a querer que todos os demais sejam não só capazes de agir desse modo mas também dipostos a tal (crença que é tanto mais firme quanto mais o ser veraz deixou de ser um mero costume - ethos, com epsilon inicial- e se sedimentou como um traço de nosso caráter, do nosso ethos - com eta incial). Mais: temos também que querer que a proibição da mentira tenha sido posta por uma vontade legisladora, soberana e perfeita, o que não teria qualquer sentido se a crença na existência de Deus, na imortalidade da alma e na bem-aventurança eterna (nas "promessas" de Cristo)não fosse, originariamente, um postulado moral.Do contrário, incorre-se numa contradição PERFORMATIVA (pois quem efetivamente é honesto, magnificente, corajoso, recatado, calmo... não pode querer um mundo dominado por ladrões, avaros, covardes, despudorados e irascíveis nem, muito menos, cede à tentação de, se o destino o lançou numa pocilga, comer farelos com os porcos) ou, se se preferir, procede-se de má-fé: a velha cretinice de tomarmos a suspeição de que o outro não honrará sua palavra como pretexto para não cumprirmos a nossa, abrindo, assim, uma excessão à regra, que nosso juízo moral já propõe como universalmente válida,de que não se deve mentir.E há razões subjetivas mais do que suficientes para querermos que este mundo tenha sido ordenado por um Criador sumamente bom e justo. Não fosse assim, estaríamos todos satisfeitos com o comportamento alheio e, em hipótese alguma, atribuiríamos os predicados "bom" e "mau" aos atos, motivações e até ao caráter dos outros. Daí essa obsrvação perspicaz de David Hume, que mostra bem em qual categoria se encaixa a mentalidade dos relativistas morais e ateus, sim, militantes:"Aqueles que têm negado a realidade das distinções morais podem ser classificados entre os CONTENDORES INSINCEROS, pois não é concebível que alguma criatura humana possa seriamente acreditar que todos os caracteres e ações sejam igualmente dignos de estima e consideração de todas as pessoas".
UM TAL DE CATELLIUS:A diferença entre a fé religiosa e a fé em uma teoria é que a segunda está mais para “crédito”, “confiança”, e a primeira é apenas uma crença passada de pai para filho, do tipo “não misture leite com manga”.
EU: A distinção acima é arbitrária e equívoca, porque fé é sempre confiança que se deposita em alguém que empenha sua palavra, seja Cristo (cujo corpo foi pregado na cruz como prova inconteste - symbolos - da presença do Espírito Santo entre nós e da bondade infinita do Pai para conosco, pecadores que, por qualquer ninharia, se negam a sacrificar-se pela própria salvação), seja nosso progenitor, seja Dawkins. Por exemplo, se minha mãe chega e diz "filho, não coma manga misturada com leite, porque isso pode te matar", então das duas uma:Ou ela está convicta de que sua opinião é verdadeira e, portanto, é sincera, permanecendo, pois, digna de crédito.Ou então ela sabe perfeitamente que isso é uma balela e, portanto, mente. No primeiro caso, mesmo estando errada, minha mãe procede em vista do meu BEM. Para uma verdadeira mãe, a mera possibilidade, mesmo que remota, de algo causar malefício a seu filho sempre justifica cautela.Eis uma excelente razão para os filhos confiarem nos pais e não presumirem( presunção que não é lógica, pois não diz respeito ao juízo como tal, mas patológica ), só porque os consideram ignorantes e retrógrados, que eles, com suas recomendações e argumentos de autoridade, visam tão-somente exercer controle despótico sobre a prole.Essa é a típica desfaçatez de quem se ressente da ampla influência (moralmente positiva, diga-se de passagem) que a religião cristã exerceu, exerce e sempre exercerá sobre o povo, acusando-a de veicular uma "moral de fracos" e imputando aos seus sarcerdotes, indiscriminada e levianamente, o vil propósito de tirarem proveito da credulidade popular a fim de aumentar sua cota de poder temporal. Daí por que esses espíritos ressentidos se acham a fonte primeva de todos os valores e, portanto, no direito de invertê-los a seu bel prazer, soberbamente desrespeitando a tradição (a completa falta de piedade, no sentido grego de ´eusébeia´, que é uma grave falta, uma ´hybris´, perante tudo que há de mais divino e elevado em nós) e a liberdade de consciência ("o que é sagrado só para os crentes e não para sociedade", afirma uma dessas bestas quadradas, não merece qualquer estima nem impõe qualquer obrigação moral ou jurídica; logo, não há nada de mal em profaná-lo), ao mesmo tempo que se colocam no panteão dos heróis defensores da humanidade.Hehehehe: o velho estratagema "xingue-os daquilo que vc. é e acuse-os daquilo que vc. faz". Aber....Wille zur Macht ist nicht Vermögen zu denken oder Freiheit zu handeln.
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EU:O poder eclesiástico se deriva da força moral da Bíblia e lhe é diretamente proporcional, mas não, ao contrário, as palavras de Deus persuadem os corações, porque a mente dos fieis é coagida com a ameaça de sevícias divinas pela oratória do clero ou porque suas goelas são abertas com a espada da Igreja Católica. Esta não precisa, nem deve, se servir de ignóbeis expedientes e, quando de fato ultrapassou hipocritamente o métron, cometeu uma afronta ao Criador.Ademais, criacionismo não é teoria científica, que possa ser empiricamente comprovada ou confutada, mas narração da gênese supra-sensível do homem (um ´mythos´ que, diferentemente dos "Evangelhos", não possui nenhuma eficácia catártica sobre a alma). Portanto, "parvo" é quem não consegue ler "A origem das espécies" sem ter em vista a pueril contestação da Bíblia, prova de que não entendeu (se é que algum dia os leu) nem o livro de Darwin nem as Sagradas Escrituras, que, como aprendi hoje, "só são sagradas para os crentes" assim como o mel só é doce para o paladar.Então, corte a língua dos fideístas ou prive-os da palavra, que os termos "sacrilégio" e "ultraje a culto" desaparecerão definitivamente de nosso vocabulário!
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EU:Agora, sobre o morticínio e perseguição de cristãos pelo mundo afora motivados por um ódio furibundo a sua fé, há um silêncio sepulcral. Ninguém forceja em prol daqueles em quem não acredita, e, claro, cristão é bicho intransigente e bocó, seus lamentos só podem ser reflexo de alguma "teoria da conspiração" difundida pelo Olavo de Carvalho.
VEJA 5 – Só 13% dos brasileiros votariam num ateu para presidente
Por Reinaldo Azevedo
A VEJA desta semana traz reportagens sobre a resistência da fé e da religião. O dado mais interessante é revelado por uma pesquisa encomendada ao CNT/Sensus: apenas 13% dos brasileiros votariam num ateu para a Presidência da República, informa reportagem de André Petry. Outros números: 84% aceitariam votar num negro; 57%, numa mulher; 32%, num homossexual. Parece que os brasileiros levam a sério a sentença de que, se Deus não existe, então tudo é mesmo permitido.A revista traz também uma entrevista com Sam Harris, “um dos ateus mais barulhentos dos EUA”. Segundo ele, “a fé é, intrinsecamente, um elemento que, em vez de unir, divide. A única coisa que leva os seres humanos a cooperar uns com os outros de modo desprendido é nossa prontidão para termos nossas crenças e comportamentos modificados pela via do diálogo.” Trata-se de um juízo interessante o de Sam Harris: pelo visto, para ele, todo diálogo é possível, menos com aqueles que têm fé. Logo, deve se referir a um diálogo que exclui a maioria da humanidade. Vale a pena ler a sua entrevista, sobretudo porque revela a oceânica ignorância do ateísmo — misturada a uma estupenda prepotência. Afirma Harris: “No futuro, não haverá nada como espiritualidade muçulmana ou ética cristã. Se há verdades espirituais ou éticas a ser descobertas, e tenho certeza de que há, elas vão transcender os acidentes culturais e as localizações geográficas”.Não acreditem em Deus. Acreditem em Harris. Ele sabe o que virá. O filósofo acha Deus imperfeito demais para criar um mundo de justiça. Certamente essa é uma tarefa mais fácil de ser desempenhada pelos homens... Li a sua entrevista — e recomendo que vocês o façam — e me dei conta do truque fundamental de seu discurso: a fé não presta porque não pode ser comprovada pela ciência. Com a devida vênia, Santo Tomás de Aquino resolveu essa questão no século 13.E se poderia falar, finalmente, do rastro de sangue das religiões. Não dá para contar a história que não houve, claro. O que conhecemos do mundo sem Deus? Salvo engano — e me corrijam se eu estiver errado dando-me um outro exemplo —, tivemos a experiência comunista. Nunca antes uma religião matou mais de 100 milhões de pessoas em miseráveis seis décadas. A maquinaria mental e teórica que justifica o morticínio está no século 18: a Revolução Francesa e seu iluminismo. O Terror Revolucionário matou em dois anos mais do que a Inquisição em quatro séculos. A idéia da engenharia social a engendrar uma nova civilização que esmaga o passado em nome do futuro é filha dos "crimes da liberdade".Os “mortos” em nome de Deus realmente enchem o mundo de vergonha. Já os mortos em nome do “novo homem racional” são pura poesia humanista... A religião não existe para dar a versão cristã ou muçulmana da fissura do átomo. Ela é um dado da cultura que aponta um norte ético para esse e outros saberes. Negar a religião é negar uma parte da história da moral humana. Quando Harris resolver estudar um pouquinho, terá a chance de aprender que a idéia que o Ocidente tem de igualdade, esta mesma consubstanciada em leis civis e laicas (a melhor sociedade que o homem já fez), nasce com o cristianismo, que libertou o homem do jugo de sua família, de seu senhor, de sua tribo, de suas paixões, chamando-o à consciência individual.Um dia explico melhor por que convivo bem com os ateus e me incomodo um tanto com quem se coloca contra as religiões. Tendo a achar que, se dependesse da vontade, todo mundo acreditaria em Deus. Mas há quem não consiga, ainda que queira. Já a militância anti-religiosa é uma escolha intelectual. Procura negar a história — corrigi-la retroativamente, se possível — e faz tábula rasa de uma experiência social que está na base da formação de todos os povos. Há uma insanável puerilidade malcriada no discurso anti-religioso que é nada além de ignorância e obscurantismo.Assinantes lêem mais aqui, aqui e aqui
Vídeos completos do debate DineshxHitchens no YouTube

18 de dezembro de 2007

The little Dinesh D' Souza, o destruidor de anões do pensamento como Dawkins e Dennett

Dinesh D´Souza, of the Hoover Institution, Stanford University

Dinesh D’Souza & Christopher Hitchens Debate
“Is Christianity the Problem?”
Lecture Why They Hate Us: America and Its Enemies, proferida no Blinn College em 3 de Outubro de 2002 What atheists Kant refute Reason must know its limits in order to be truly reasonable.
By Dinesh D'Souza from the October 17, 2007 edition E-mail Print Letter to the Editor Republish del.icio.us digg Opinion editor Josh Burek talks with Dinesh D'Souza about atheism.Rancho Sante Fe, Calif. - Religion has faced formidable foes in its history. But atheism hasn't generally been one of them – until today. A recent string of bestselling books has put believers of all stripes on the defensive. Religion, say authors such as Richard Dawkins, Daniel Dennett, and Christopher Hitchens, is an unreasonable form of blind faith, often leading to fanaticism and violence. Reason and science, they contend, are the only proper foundations for forming opinions and understanding the universe. Those who believe in God, they insist, are falling for silly superstitions. This atheist attack is based on a fallacy – the Fallacy of the Enlightenment. It was pointed out by the great Enlightenment philosopher Immanuel Kant. Kant erected a sturdy intellectual bulwark against atheism that hasn't been breached since. His defense doesn't draw on sacred texts or any other sources of authority to which people of faith might naturally and rightfully turn when confronted with atheist arguments. Instead, it relies on the only framework that today's atheist proselytizers say is valid: reason. The Fallacy of the Enlightenment is the glib assumption that there is only one limit to what human beings can know – reality itself. This view says we can find out more and more until eventually there is nothing more to discover. It holds that human reason and science can, in principle, unmask the whole of reality. In his 1781 "Critique of Pure Reason," Kant showed that this premise is false. In fact, he argued, there is a much greater limit to what human beings can know. Kant showed that human knowledge is constrained not merely by the unlimited magnitude of reality but also by a limited sensory apparatus of perception. Consider a tape recorder. It captures only one mode of reality, namely sound. Thus all aspects of reality that cannot be captured in sound are beyond its reach. The same, Kant would argue, is true of human beings. The only way we apprehend empirical reality is through our five senses. But why should we believe, Kant asked, that this five-mode instrument is sufficient? What makes us think that there is no reality that lies beyond sensory perception? Moreover, the reality we apprehend is not reality in itself. It is merely our experience or "take" on it. Kant's startling claim is that we have no basis for assuming that a material perception of reality ever resembles reality itself. I can tell if my daughter's drawing of her teacher looks like the teacher by placing the portrait alongside the person. With my eyes, I compare the copy with the original. Kant points out, however, that comparing our experience of reality to reality itself is impossible. We have representations only, never the originals. So we have no basis for presuming that the two are even comparable. When we equate experience and reality, we are making an unjustified leap. It is essential to recognize that Kant isn't diminishing the importance of experience. It is entirely rational for us to use science and reason to discover the operating principles of the world of experience. This world, however, is not the only one there is. Kant contended that while science and reason apply to the world of sensory phenomena, of things as they are experienced by us, science and reason cannot penetrate what Kant termed the noumena – things as they are in themselves. Some critics have understood Kant to be denying the existence of external reality or of arguing that all of reality is "in the mind." Kant emphatically rejects this. He insists that the noumenon obviously exists because it is what gives rise to phenomena. In other words, our experience is an experience of something. Perhaps the best way to understand this is to see Kant as positing two kinds of reality: the material reality that we experience and reality itself. To many, the implication of Kant's argument is that reality as a whole is, in principle, inaccessible to human perception and human reason. So powerful is Kant's argument here that his critics have been able to answer him only with derision, as though his arguments are self-evidently fallacious. When I challenged Daniel Dennett to debunk Kant's argument, he responded on his website by saying several people had already refuted Kant. But he didn't provide any refutations and he didn't name any names. Basically, Mr. Dennett was relying on the ignorance of the audience. In fact, there are no such refutations. Although Kant's argument seems counterintuitive – in the way that some of the greatest ideas from Copernicus to Einstein are counterintuitive — no one who understands the central doctrines of the world's leading religions should have any difficulty grasping his main point. Kant's philosophical vision is largely congruent with the teachings of many faiths that the empirical world is not the only world. Ours is a world of appearances only, in which we see things in a limited and distorted way – "through a glass, darkly," as the apostle Paul writes in I Corinthians. The spiritual reality constitutes the only permanent reality there is. Christianity teaches that while reason can point to the existence of this higher domain, it cannot on its own fully comprehend that domain. Thus, when Christopher Hitchens and other atheists routinely dismiss religious claims on the grounds that "what can be asserted without evidence can also be dismissed without evidence," they are making what philosophers like to call a category mistake. We learn from Kant that within the domain of experience, human reason is sovereign, but it is in no way unreasonable to believe things on faith that simply cannot be adjudicated by reason. When atheists summarily dismiss such common ideas as the immortality of the soul or the afterlife on the grounds that they have never found any empirical proofs for either, they are asking for experiential evidence in a domain that is entirely beyond the reach of the senses. In this domain, Kant argues, the absence of such evidence cannot be used as the evidence for absence. Notice that Kant's argument is entirely secular: It does not employ any religious vocabulary, nor does it rely on any kind of faith. But in showing the limits of reason, Kant's philosophy "opens the door to faith," as the philosopher himself noted. Kant exposes the ignorant boast of atheists that atheism operates on a higher intellectual plane than theism. He shows that reason must know its limits in order to be truly reasonable. Atheism foolishly presumes that reason is in principle capable of figuring out all that there is, while theism at least knows that there is a reality greater than, and beyond, that which our senses and our minds can ever apprehend. • Dinesh D'Souza's new book "What's So Great About Christianity," is out this week.

8 de dezembro de 2007

Se projeto de lei proposto por Clodovil for aprovado, brasileiro a partir dos 40 anos será juridicamente obrigado a tomar no *

Até onde sei, a recomendação médica é que se faça o exame de próstata a partir dos 45 anos, sobretudo se há casos de câncer na família. De qualquer forma, é ridículo, diria Clô, o sujeito preferir morrer a perder a virgindade anal. Não tem jeito mesmo, o brasileiro é um ser fadado a sempre tomar no *; só que, se depender dessa pessoa iluminada, que é o Clô, de quem, diga-se de passagem, sou fã, tomaremos no * legalmente. Como sou um sujeito otimista, vejo o lado bom disso: se esse bem intencionado projeto de lei for aprovado, a expressão escatológica "vá tomar no *" não será mais ofensa. Ou melhor, teremos que manifestar nossa indignação com os filhos da p assim: "não vá tomar no *
O deputado federal Clodovil Hernandes (PR-SP) apresentou no mês passado um projeto de lei que torna obrigatório o exame de próstata para os trabalhadores com idade a partir de 40 anos. A proposta foi recebida no dia 29 de novembro pela Comissão de Seguridade Social e Família da Câmara. Segundo a proposição, quando o diagnóstico for positivo, será disponibilizado ao trabalhador o tratamento psicológico necessário. “O câncer de próstata surge com o envelhecimento do homem e é o tipo de tumor mais comum entre os homens com mais de 40 anos de idade”, justifica. De acordo com Clodovil, é preciso “que os homens tenham acesso ao exame e sejam informados sobre a necessidade de sua realização”. “Nossa proposta, para tanto, é que, por ocasião dos exames previstos na legislação 3 trabalhista –admissional, demissional e periódicos–, seja também realizado o exame de próstata”, destaca